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LEBOUC Benoît

Coordonnées

benoit.lebouc@etu.univ-amu.fr

Fonction

- Doctorant en Sociologie, Aix-Marseille Univ, CRNS, LAMES, UMR 7305, Aix-en-Provence
- Contrat Doctoral Handicap AMU (2019-2022) - Ecole Doctorale 355 : Espaces, Cultures, Sociétés
- Axe 3 : " Education et cultures à l’ère du numérique"
- Sous la direction de Philippe Vitale

Formation

2018-2019 : année de césure
2017-2018 : Aix-Marseille Université, Master 2 Recherche « Sociologie des mutations contemporaines », mention Bien sur l’année. Mention Très bien au mémoire.
2014-2015 : Aix-Marseille Université, Master 1 en Sociologie, mention Bien sur l’année. Mention Très Bien au mémoire.
2013-2014 : Aix-Marseille Université, Licence 3 en Sociologie, Parcours : Éducation et Culture, Information et Communication. Mention Assez bien.
2012-2013 : Aix-Marseille Université, Licence 2 en Sociologie.
2011-2012 : Aix-Marseille Université, Licence 1 en Sociologie.
2010 : Pertuis, Lycée Val de Durance, Baccalauréat Série Es, mention passable.

Domaines de recherche

- Sociologie du handicap
- Sociologie du corps
- Sociologie de l’éducation
- Épistémologie et méthodologie : approches praxéologiques, socio-histoire

Projet de thèse : L’expérience sociale des étudiants "extra-ordinaires" à Aix-Marseille Université

Depuis la promulgation de la loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », d’année en d’année, la part des étudiants « extra-ordinaires » ne cesserait d’augmenter : avant 2005, on en recensait 5 300 sur l’ensemble du champ universitaire français, alors qu’aujourd’hui, on en compte pas moins de 15 000. Ces chiffres témoignent de la plus grande visibilité du handicap dans le champ universitaire, quel que soit le handicap (physiques, psychiques, langagiers, etc.).

À la suite d’un master 1 et 2 fondé sur mon expérience d’étudiant « extra-ordinaire » qui a fréquenté le service « Mission Handicap » et côtoyé des personnes ordinaires et d’autres « extra-ordinaires », j’ai constaté que l’Université a bien ouvert ses portes au handicap mais qu’il restait des questions en suspens : Comment le perçoit-elle ? Comment le catégorise-t-elle ? Selon quel dispositif, selon quels textes officiels ? Comment répond-elle concrètement à l’accueil de ces étudiants ? Au-delà des dispositifs en place, l’Université peut-elle offrir l’égalité des conditions, et par là l’égalité des chances à ces étudiants « extra-ordinaires » ? En ce sens, sont-ils des étudiants à part entière ou entièrement à part ?

La distance que nécessite la sociologie, tous paradigmes confondus, m’oblige à dépasser le cadre de ma propre expérience pour objectiver l’expérience des étudiants « extra-ordinaires » : Quel est leur rapport avec l’institution, avec la communauté éducative, avec leurs pairs ? Et surtout quel est leur rapport aux études ? À l’heure où l’Éducation nationale prône le développement de nouvelles formes de pédagogies, notamment autour du « numérique », comment les nouvelles technologies modifient ou influencent-elles ce rapport au savoir ? Constituent-elles alors de véritables aides « innovantes » pour les étudiants « extra-ordinaires » ?

Enfin, les variables « classiques » de la sociologie de l’éducation (origine sociale, genre, type de bac…) fonctionnent-elles également, comme on pourrait s’y attendre, pour ces étudiants « extra-ordinaires » ou bien pèsent-elles différemment sur eux ? S’interroger sur cet aspect de la réalité sociale renvoie immédiatement à se poser d’autres questions : Qu’entend-on par « handicap » ? Quel est le sens de ce terme d’un point de vue médical, social, éducatif et sociologique ? Quel sens lui donne l’institution universitaire ?

C’est donc ce questionnement qui m’invite à tenter de comprendre et de comparer mon « expérience sociale » avec celles d’autres étudiants « extra-ordinaires » dans le supérieur et tout particulièrement à Aix-Marseille Université.

Reprenant la base théorique de mes travaux de Master, s’articulant autour des travaux du sociologue du handicap Alain Blanc sur la place de la « personne handicapé » dans la société, ainsi que ceux de la sociologue de l’éducation Anne Barrère sur les activités et compétences qui se développent en dehors de l’école, cette thèse aura pour objectif d’appréhender le parcours universitaire de ces étudiants « extra-ordinaires », leur biographie, afin de saisir la façon dont ces derniers vivent leur scolarité, leurs études à l’Université, leurs réussites comme leurs échecs. Cet élément nous semble un point aveugle de la recherche française qu’il sera pertinent de visibiliser tant dans une approche sociologique que praxéologique, i.e. selon une visée opératoire.