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Table ronde : Peut-on parler de "génération Erasmus" ?

par Sylvie Chiousse - publié le , mis à jour le

video en ligne
12 octobre 2018 de 14h à 16h30 - ESPE site d’Aix-en-Provence - Salle du Conseil
- intervention de Magali Ballatore

Erasmus a eu 30 ans en 2017 !
L’anniversaire du programme Communautaire Erasmus (European Region Action Scheme for the Mobility of University Students) a donné lieu à de nombreux articles et émissions dans les médias européens. Les précédents anniversaires et les communiqués de la Commission européenne avaient déjà donné le ton, parlant de « programme populaire », d’une « success story », qui ne connaît pas de « crise », avec des effectifs et un budget toujours croissants. Ce faisant, cette célébration fait quelque peu oublier qu’en chiffre relatif, la mobilité institutionnalisée en Europe ne concerne toujours qu’une minorité d’étudiants et une part encore plus infime de la jeunesse européenne et de ses enseignants. Bien que le programme de formation tout au long de la vie (LifeLong Learning) accorde à la formation des enseignants un intérêt croissant, plusieurs documents officiels déplorent que la mobilité des enseignants demeure une exception et non la règle.

Ce qui différencie la mobilité ERASMUS étudiante et enseignante est l’extrême brièveté des séjours des enseignants. De plus, dans beaucoup de pays européens, on note une absence de prise en compte de la période passée à l’étranger dans la formation, comme dans l’évolution de carrière. Une mobilité presque toujours optionnelle donc. Qu’il s’agisse de la mobilité enseignante ou étudiante, des déséquilibres existent entre pays exportateurs et pays importateurs, suivant les suprématies langagières. De nombreux cours ou séminaires sont suivis ou dispensés à l’étranger en langue anglaise. Cette concentration sur l’anglais et certains pays va à l’encontre du discours d’ouverture et de diversité culturelle, du multiculturalisme prôné au niveau européen.

Peut-on, dans ce contexte, parler de « génération Erasmus » ? Qui sont les bénéficiaires du programme ? Quelles sont les évolutions importantes de ce dispositif ? La participation au programme Erasmus engendre-t-elle d’autres types de mobilité (mobilité géographique des travailleurs, mobilité sociale, virtuelle, etc.) ? Voici quelques-unes des questions auxquelles nous tenterons de répondre avec des chercheurs et responsables institutionnels, qui ont travaillé sur cette question.

- Programme
14h - Discours d’ouverture : Pascale Brandt-Pomares, Directrice de l’ESPE
Intervenants :
Magali BALLATORE, Maître de conférences ESPE- AMU, chargée de mission RI- Responsable de l’AXE 3 du LAMES UMR7305
Julien CALMAND, Chargé d’études, CEREQ- Marseille
Emmanuel SULZER, Chargé d’études, CEREQ- Marseille
Yamina BETTAHAR, Maître de conférences à l’Ecole Nationale Supérieure en Génie des Systèmes Industriels, Université de Lorraine
Dominique DUPERRAY, Proviseur du LP Martin Bret à Manosque
Jacques GINESTIE, Directeur de SFERE, Directeur du laboratoire ADEF
Simon MACAIRE, chargé d’études et de valorisation au Pôle de développement de l’impact, Agence Erasmus+ Bordeaux

- Contact et porteur du projet : Magali Ballatore

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