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Magali Ballatore. « Erasmus : la mobilité heureuse ? »

par Sylvie Chiousse - publié le

En 30 ans d’existence, le programme Erasmus a permis à plus d’un million de français d’étudier dans un pays européen. Comment la "génération Erasmus" a diffusé ses valeurs dans la société ?
_Dans les pires moments qu’a pu connaitre l’Europe au cours des dernières années, un programme communautaire, un seul, a continué à bénéficier d’une image très largement positive : Erasmus. "L’intuition la plus géniale qu’ait eue l’Union européenne pour construire son avenir" selon les mots du secrétaire d’Etat italien en charge des affaires européennes, Sandro Gozi.
Erasmus, ou si vous préférez : European community Action Scheme for the Mobility of University Students. Comme vous venez de vous en rendre compte, tout le monde n’a pas eu la chance de bénéficier de ce programme d’échange universitaire, de cette ouverture aux langues étrangères. Mais le bilan est quand même conséquent : en tout juste 30 ans, plus de trois millions d’étudiants ont effectué un séjour en dehors de leur pays avec ce dispositif.
De quoi créer des liens, des compétences, une culture commune pour toute une génération, biberonnée à l’idée que la mobilité, il n’y a que ça de vrai. Et ce n’est sans doute pas un hasard si aujourd’hui, cette philosophie du mouvement se retrouve dans le discours politique, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Mais jusqu’où est-elle partagée, et par qui ?
"Erasmus, la mobilité heureuse ?"