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LAMBLIN Célia


Coordonnées
Courriel : celia.lamblin@ird.fr

Domaines de recherche
- Sociologie des migrations
- Sociologie politique
- Sociologie de l’action collective

- Mots clés : Stratégies identitaires, Politiques Migratoires, Groupes
déterritorialisés, relations transnationales, Dynamiques individuelles et collectives

Diplômes
- 2018 - Doctorat en sociologie - Université Aix Marseille.
Vivre la révolution de 2011 à distance. Sociologie des migrations
égyptiennes en France
sous la direction de Sylvie Bredeloup (LPED-IRD) et
Sylvie Mazzella (LAMES-CNRS).
- 2013-2016 - Contrat doctoral LabexMed (Laboratoire d’Excellence sur la
Méditerranée).
- 2012 Master Recherche et Etudes Sociologiques – Univ. Toulouse II le Mirail
- 2011 Maîtrise de Recherche en Sociologie - Univ. Toulouse II le Mirail
- 2009 Licence de Sociologie – Univ. Toulouse II le Mirail
- 2008 DEUG en Sociologie – Univ. Toulouse II le Mirail
- 2006 Baccalauréat Sciences et Techniques du Tertiaire Option Action
Communication Commerciale - Lycée Bellevue, Toulouse

Engagements scientifiques
- Depuis 2016 : Membre du projet trans-disciplinaire DOC2000 (Les socialisations
politiques des jeunes chercheurs en sciences sociales), Universités Aix
Marseille, Paris Est, Paris 8 Vincennes Saint-Denis, EHESS.
- Depuis 2015 : Membre du LMI (Laboratoire Mixte International) MOVIDA
(Mobilités, Voyages, Innovations et dynamiques dans les Afriques
méditerranéenne et subsaharienne).
- Depuis 2014 : Membre du Réseau Migrations (réseau francophone de Jeunes
chercheurs sur les migrations).
- 2012-2015 : Membre du programme EcoMig (Economic, Crises, Migration and
development in Egypt), Aix Marseille Université.

Enseignements
- 2018-2019 - ATER - département de sociologie, Aix Marseille Université.
- « Connaissances des phénomènes sociaux », TD L1, 160h.
- « Méthodologie de travail universitaire », TD L1, 12h.
- « Méthodologie de travail universitaire », CM L1, 4h.
- 2017-2018 - Chargée de cours vacataire - Département Carrières Sociales
option Gestion Urbaine, IUT Université Aix Marseille.
- « Sociologie des immigrations en France », CM L2, 20h.
- « Dynamiques des populations », CM L1, 16.5 h.
- « Dynamiques des populations », TD L1, (Initiation à la recherche par la
pratique. Accompagnement de travaux de recherche), 40 h.
- 2015-2016 Monitrice à l’IUT Aix Marseille - Département Carrières Sociales
option Gestion Urbaine.
- « Analyse de la société » (histoire de la sociologie, la mobilité sociale),
CM L1 -S1 et S2- 64h
- 2015 : Encadrement d’un stage de terrain pour M2
- « Gestions et vécus des migrations à Marseille » pour les étudiants de
Master, UNIL ( Université de Lausanne) organisé par Florence Johsua et
Olivier Fillieule, 7, 8, 9 décembre 2015.

Publications
- « To What Extent Can the January 25 Revolution Be Seen as a “Bifurcation” in
the Life Stories of Egyptian Migrants in France ? », Journal of Immigrant &
Refugee Studies
, 14:3, 298-313, DOI : 10.1080/15562948.2016.1209609.
(2016)
- « Participation politique des Égyptiens résidant en France : vers la construction
d’une citoyenneté́ en migration ? », Revue européenne des migrations
internationales
, vol. 31 - n°3 et 4 | 2015, DOI : 10.4000/ remi.7419

Communications
- « Comment devient-on chercheur.e critique ? » communication collective avec
les membres de DOC2000, semi-pléniaire, Congrès Annuel de l’Association
Française de Sociologie, 4 juillet 2017, Amiens, France.
- « Migrations égyptiennes : Discours, pratiques et représentations du passage
des frontières », Université Euro- Méditerranéenne organisé par l ’ Université
Libre de Bruxelles, juillet 2015, Mucem, Marseille.
- « Les Égyptiens en France : une participation politique transnationale ? »
LabexWeek, Juin 2015, MMSH, Aix en Provence.
- « Les migrations égyptiennes : étude des registres de visibilité en France »,
Journée doctorales du Lames, Juin 2015, MMSH, Aix en Provence.
- « L’approche biographique : la confrontation de perspectives concurrente à l’épreuve des pratiques de terrain », Séminaire doctoral Les Chantiers de la
Thèse, Lames, Avril 2015, MMSH Aix en Provence.
- « La participation politique des Égyptiens en France : mise à l ’ épreuve d’une citoyenneté qui se construit en migration », Colloque international
organisé par l’Association Européenne de Sociologie, « Citoyenneté et
Migration en Europe du Sud, » Mai 2015, Aix en Provence.
- « La relation chercheuse-enquêté en terrain « extraordinaire » : une relation
hybride entre le professionnel et le confidentiel », Atelier des doctorants du
LPED « J ’ai fait du terrain et après ? ». Mars 2015, Marseille.
- « Les migrations « économiques », les migrations « politiques » : la porosité
des catégories à l ’épreuve du processus révolutionnaire en Egypte ».
Colloque international organisé par le programme Economic crises, Migrations
and Development in Egypt, EcoMig, « Mobilités et blocage en Afrique
Méditerranéenne ». Décembre 2014, Rabat, Maroc.
- « L’événement « Révolution » comme point de bifurcation dans les trajectoires
individuelles des migrant-e-s égyptien-ne-s en France. » Colloque
international organisé par le programme de recherche fondé par l’European
Research Cuncil When Autoritarism Fails in the Arab World WAFAW, « 
Diasporas, Migrants, Exilés : quels rôles dans les Révolutions et les transitions
politiques du monde arabe ». Octobre 2014, Tunis, Tunisie.

Productions académiques
- Rapport de Mission : Les migrant-e-s égyptien-ne-s dans les villes de
Toulouse, Bordeaux et Paris : une enquête exploratoire du « faire
communauté »
, Programme EcoMig, Mars 2013.
- Mémoire : La construction sociale de la mémoire postcoloniale : le cas des
héritier-e-s de harkis dans la lutte pour l ’émergence d ’une mémoire
postalgérienne en France
, sous la direction de Michel Grossetti et Sonia-
Hasnia Missaoui, Université Toulouse le Mirail, Juin 2012 ( Mention Très Bien).
- Mémoire : Les héritier-e-s de harkis de Saint Pons de Thomières : De la
mémoire familiale à l ’ histoire collective
, sous la direction de Patricia
Vannier, Université Toulouse Le Mirail, Juin 2011 (Mention Très Bien).

Activités complémentaires
Responsabilités scientifiques
- Représentante des doctorants au sein du LPED et du LAMES, membre du
conseil d’unité du LAMES et du LPED, Septembre 2014-septembre 2017, Aix
Marseille Université.
- Membre du comité d’organisation du Colloque « Frontières, société et droit en
mouvement : les politiques méditerranéennes, de l’Europe au Sahel »,
organisé par le LAMES ( UMR 7305 ) et le CERIC ( UMR 7318 ) ,Octobre
2015, MMSH Aix en Provence.
- Organisation de la journée de présentation des Travaux des Doctorant.e.s du
LPED, 11-12 mai 2017,Marseille.
- Organisation de la Journée des doctorants du LAMES, 23 Juin 2016, MMSH
Aix en Provence.
- Co-animation du Séminaire doctoral « Chantiers de Thèse » du LAMES, Maison
Méditerranéenne des Science de l’Homme, Aix en Provence, année
2014-2015.

Initiatives de vulgarisation scientifique
- Février 2018 : Intervention dans le cadre de l’Université Populaire d’Aubagne.
Aubagne
- Juin 2016 : Conférence dans le cadre « Le bar des Sciences » organisé par
l’IRD, le 9 juin 2016, Gazette Café, Montpellier.
- Mars 2016 : Intervention dans le cadre du dispositif Science culture au lycée,
dispositif de conférences que la mission Culture scientifique de
l’IRD pilote depuis 2009 avec l’appui de la Région PACA, Lycée
Caucadis de Vitrolles.
- Novembre 2015 : Conférences dans le cadre d’une soirée sur le thème des
migrations contemporaines organisée par « l’Association par sons
et par mots », Banon.

Formations doctorales
- ATED : « Repenser la Méditerranée », Responsables scientifiques de l ’atelier :
Sylvie Mazzella, Laboratoire méditerranéen de sociologie – LAMES
UMR 7305 ; Biagio Salvemini, Centre inter-universitaire de recherche
pour l’analyse du territoire - CRIAT, Université de Bari, Septembre
2015, Mucem, Marseille.
- ATED : « Numérique en Méditerranée , Frontières, migrations et mobilités ».
Atelier doctoral international coordonné par l’UMR TELEMME en
collaboration avec le LabexMed , le Laboratoire méditerranéen de
sociologie ( LAMES ), l’Institut de Recherche sur le Maghreb
Contemporain ( IRMC ), Institut de recherches et d’études sur le
monde arabe et musulman ( IREMAM ) et l’Usr3125-MMSH. Juin
2015, Tunis, Tunisie.
- ATED : « Les Sciences sociales au Proche-Orient à l’épreuve de leur sources »,
Ecole d’été, Juillet 2014, IFPO Beyrouth, Liban.
- Stage : Participation à la session intensive de langue du Département
d’Enseignement d’Arabe Contemporain (DEAC), Février- Juin 2014,
Institut Français d’Égypte, Le Caire, Égypte.
- Méthodes et techniques d’ enquête :
- Conduite d’entretiens, pratique de l’observation ethnographique, questionnaires
(réalisation, diffusion et traitement )
- Méthodes d’Analyse de Réseaux Sociaux
- Utilisation du logiciel R
Langues :
- Anglais : intermédiaire
- Espagnol : Intermédiaire
- Arabe dialectal égyptien : Débutant

Résumé du projet de thèse
L’idée selon laquelle les « Printemps arabes » transformeraient radicalement les schémas de migration autour de la Méditerranée semble plutôt incertaine même si l’on peut s’interroger sur la manière dont des « événements » vont influencer les parcours sociaux des individus. On peut supposer que les processus qui ont favorisé les révolutions sont aussi ceux qui conduisent à l’émigration. D’ailleurs, bien avant l’amorce du « processus révolutionnaire », l’émigration égyptienne était déjà un phénomène constant depuis 1971, année de sa légalisation. De nos jours, les flux migratoires d’Egypte vers l’Europe correspondent à un phénomène durable aussi invisible qu’inégalement réparti dans les pays européens et ce depuis les années 1980.
L’entrée en vigueur en septembre 2004 du premier accord « Euro-Méditerranée d’association » entre l’Union européenne et l’Egypte marque un premier pas vers la gestion des flux migratoires entre ces deux espaces. En 2006, d’après les estimations croisées du Ministère des Affaires étrangères et du Ministère de la Main d’œuvre et de l’émigration égyptien, environ 4 millions d’Egyptiens, soit près de 5% de la population totale, vivaient en dehors de leur pays. Parmi eux, 510 828, soit plus de 10% des émigrés égyptiens, résidaient en Europe, 70 000 d’entre eux étaient installés en France (CAPMAS, 2008). Les flux migratoires égyptiens vers les pays européens semblent cependant se réactiver et s’intensifier depuis les années 1990 du fait de la diminution des flux vers les pays du Golfe (Guerre du Golfe, concurrence de la main d’œuvre asiatique) et de la proximité géographique des pays du Sud de l’Europe (CARIM, 2010). La création en Egypte d’institutions ministérielles dédiées aux questions migratoires dans les années 1970 et la volonté, depuis le début des années 2000, de l’Union Européenne d’harmoniser sa politique migratoire autour de trois axes : l’intégration des populations migrantes, la protection des demandeurs d’asile et la lutte contre l’immigration illégale amène les institutions à mettre en place, de part et d’autre de la Méditerranée, des dispositifs assurant une co-gestion des flux migratoires entre les deux espaces. Dans ce projet de recherche, une attention particulière sera portée aux politiques migratoires mises en place par ces derniers dans le cadre de la construction de collaborations bilatérales. Plus précisément, il s’agira de saisir comment les mobilités égyptiennes ont été soumises à des cadres politiques (légalisation de l’émigration en 1971 en Egypte, création de l’espace Schengen et mise en place d’une politique d’« l’immigration choisie »), à des cadres économiques (sous emploi de masse des diplômés et informalisation de l’emploi en Egypte, diminution des visas de travail et ethnicisation du marché du travail en France), et à des cadres sociétaux (représentations, imaginaires et normes sociales) et comment ces différentes dynamiques ont alimenté des recompositions identitaires chez les migrants égyptiens au cours des dernières décennies.
Plus généralement, les mouvements de population produisent ou perpétuent des pratiques culturelles diversifiées et des identités différenciées qu’il conviendra de mettre en lumière dans le cas des migrations égyptiennes. En effet, les diverses vagues migratoires (travailleurs hautement qualifiés, travailleurs peu qualifiés en situation irrégulière et étudiants francophones) correspondent à des dynamiques mettant en jeu différents facteurs au sein des deux pays. Le projet de thèse envisagé vise donc à comprendre en quoi les mobilités spatiales et les événements socio-politiques survenus en Egypte participent aux renégociations des processus d’identification individuels et collectifs des migrants égyptiens en France.
Pour cela, il s’agira d’identifier les espaces de socialisation fédérateurs qui peuvent faire sens pour les migrants et qui donnent lieu à des relations qui participent des recompositions identitaires . Le rôle de l’expérience migratoire dans le marquage des différences sociales, en lien avec les relations entretenues avec les autres populations migrantes en France, ainsi que les parcours différenciés entre migrants égyptiens (étudiants/travailleurs), sera également questionné sous le prisme du genre et de la question générationnelle. En France, les associations d’Egyptiens, inexistantes avant les mouvements de solidarité avec la "mobilisation multisectorielle" du début de l’année 2011, deviendront un des cadres de socialisation où se rencontrent des migrants originaires des villes et des campagnes permettant une certaine mixité sociale. La question des imaginaires de la migration fera également l’objet d’une attention particulière puisque si les politiques étatiques influencent les diverses formes de circulation, les mobilités vont générer de nouveaux « référents subjectifs » qui débordent les cadres nationaux et permettent le développement de « groupes déterritorialisés ».