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Les écoles internationales en Europe et autour de la Méditerranée

par Sylvie Chiousse - publié le , mis à jour le

Mercredi 5 décembre 2018 14h00, Salle de conférences, ESPE, site d’Aix-en-Provence
organisée par par l’OREM, avec le soutien du CEJM
Magali Ballatore (Lames) et Gwenaëlle Audren (Telemme)
intervention de Théotime Chabre

Dans de nombreux discours politiques en Europe et autour de la Méditerranée, l’internationalisation semble n’être souvent qu’un moyen, voire parfois qu’un objectif en soi, une évidence, dans un monde compétitif et globalisé où l’éducation et la connaissance seraient des « produits » comme les autres. La mesure de son impact précède souvent le débat sur son sens et ses visées. Dans internationalisation, il y a le terme de nation et le préfixe inter- c’est pourquoi Peter Scott affirme que l’éducation internationale reste dominée par les gouvernements nationaux (Scott, 2005).

Des indicateurs de mesure de « l’internationalisation » de l’enseignement existent : Le nombre d’étudiants ou d’élèves, d’enseignants étrangers et/ou en mobilité, le nombre d’établissement étrangers sur un territoire, ainsi que les accords institutionnels, etc. Le nombre de formations dont l’intitulé comporte “international” pour mesurer la croissance de l’offre de formation internationale, est parfois mentionné, mais souligne davantage l’impact de la rhétorique sur la nécessité de s’internationaliser qu’un « réel » processus d’internationalisation des curricula. Quel lien entre éducation internationale et globalisation ? Que recouvre l’internationalisation des formations dans l’espace euroméditerranéen ? En quoi favorise-elle des systèmes et des institutions déjà bien « développés », tendant ainsi à un processus de concentration des richesses, du pouvoir et du savoir (Altbach, Knight, 2007) ? Les jeunes qui en sont issus ont-ils des trajectoires plus "internationales" que les autres ?

Cette première journée d’étude, inaugure un cycle de tables rondes, qui se tiendront en France et au Maghreb par la suite, où dialogueront chercheurs, représentants d’institutions de formation, hommes et femmes politiques des rives nord et sud de la méditerranée. Elles évoqueront l’histoire, le sens et les visées de l’internationalisation des formations au niveau de l’école obligatoire, dans un contexte d’augmentation des mobilités euro-méditerranéennes et de volontés politiques locales de créer des
« cités scolaires internationales ».

Participants :
- Anne-Catherine Wagner : Professeure des universités en sociologie- Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Centre européen de sociologie et de science politique (UMR 8209 – CESSP).
- Leonora Dugonjic-Rodwin : Docteure en sociologie. Chercheure à l’Université Humboldt de Berlin, Département d’histoire.
- Kevin Mary : Maître de conférences en géographie, Université de Perpignan ART-Dev-UMR 5281
- Antonina Levatino : Docteure en Sciences Politiques et Sociales, post-doctorante à l’Université Autonome de Barcelone.
- Théotime Chabre : Doctorant, Sciences Politiques/Sociologie, CHERPA, LAMES – UMR 7305
- Danielle Casanova : Adjointe au Maire Déléguée aux Écoles Maternelles et Élémentaires, Soutien Scolaire, Conseillère d’Arrondissements en Mairie du 5ème secteur, Présidente de la Caisse des écoles, en charge du projet de création de la cité scolaire internationale à Marseille.
- Représentants de l’Inspection Académique et de la Région PACA (sous réserve).

Contacts : Magali Ballatore, Gwenaëlle Audren

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